Que retenir des cinq saisons d’Alonso chez Ferrari ?

C’est acquis, avec l’arrivée de Sebastian Vettel chez Ferrari, Fernando Alonso va devoir se chercher un nouveau baquet. Retour donc sur les cinq années de l’Espagnol dans la mythique écurie. Entre espoir et frustration, que retenir ?

Fernando Alonso a tout connu chez Ferrari, sauf un titre mondial.

Fernando Alonso a tout connu chez Ferrari, sauf un titre mondial.

La première conclusion qui saute aux yeux est négative. En cinq saisons, Fernando Alonso n’a jamais réussi à décrocher un titre mondial chez Ferrari. C’était pourtant son rêve, comme celui de tout pilote automobile. Remporter un titre dans la plus mythique des écuries, le pilote espagnol n’y parviendra pourtant jamais. Mais si ce constat peut paraître amer, à y regarder de plus prés, les années Ferrari sont probablement les plus abouties de Fernando Alonso. Ce paradoxe né de la faiblesse d’une monoplace qui ne se révèlera jamais au niveau du talent de l’Espagnol ce qui rend ses performances encore plus brillantes. Trois fois vice-champion du monde lors de ces quatre premières saisons le pilote des Asturies a du surpiloter mais reste celui qui a inscrit le plus de plus de points sur ces cinq saisons, derrière l’intouchable Sebastian Vettel.

Le Poulidor de Ferrari

 

Car la principale malchance d’Alonso, c’est que son passage chez Ferrari coïncide avec l’émergence de Red Bull et Vettel, quadruple champion du monde consécutif et que seul l’Espagnol a réussi à inquiéter. En 2010, l’ancien pilote Renault laisse échapper une troisième couronne à cause d’un mauvais choix stratégique en calquant sa course sur Mark Webber pendant que Sebastian Vettel s’envolait en tête. « L’erreur de ma vie » comme il l’a déclaré à l’issue du Grand Prix d’Abu Dhabi et d’une saison qu’il considère comme étant la plus belle de sa carrière, une saison sans aucune faute de pilotage. L’année suivante, sa Ferrari est inexistante, ce qui ne l’empêche pas de monter neuf fois sur le podium en 19 courses et d’échouer à un seul point de Mark Webber qui pilote pourtant la meilleure voiture du plateau. La saison 2012 reste une autre frustration pour lui. Après un pilotage une nouvelle fois exceptionnel, il inscrira plus du double de points de son coéquipier, Felipe Massa (278 contre 122), mais ne terminera que vice champion à seulement trois petits points d’un Sebastian Vettel parti à la faute lors de l’ultime Grand Prix de l’année, au Brésil. Si en 2013, il terminera encore deuxième, il n’aura jamais envisagé de conquérir le titre face à la domination du pilote allemand. Aucune frustration pour cette saison donc, si ce n’est d’avoir poursuivi chez Ferrari. Si Kimi Raïkkonen, son coéquipier n’a jamais existé face à lui en 2014 avec un écart de plus de 100 points, l’équivalent de quatre victoires, c’était probablement la saison de trop pour Fernando Alonso. Et si McLaren l’accueillerait à bras ouverts, le pilote espagnol n’a toujours pas fait son choix. Malgré tout, le projet de Honda avec l’écurie britannique et le contrat de 35M€ par an qui l’attend à Woking ont de quoi le convaincre.

Arthur Montagne.

Publicités

Une réaction sur “Que retenir des cinq saisons d’Alonso chez Ferrari ?

  1. Pingback: Fernando Alonso : Une histoire de choix | FormulePSG

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s