Top 10 des plus grands sportifs de tous les temps

Difficile de comparer les époques et les sports. Malgré tout, certains sportifs ont laissé une empreinte indélébile dans l’Histoire du sport. Mais pour cela, les critères sont variables et le résultat de ce classement prêtera forcément à débat. Le simple palmarès ne sera pas le critère principal. Certes, les trophées remportés sont révélateurs du talent du sportif, mais le contexte l’est tout autant. Un grand champion est sublimé par l’adversité. Par conséquent, pour établir ce classement, le critère principal sera la rivalité qu’a dû affronter le sportif, sans totalement exclure le palmarès pour autant.  

Mohamed-Ali-Pelé

Mohamed Ali et Pelé sont en bonne position dans notre Top 10

1) Mohamed Ali, boxe

« Quand on est ce que je suis, il est difficile de rester humble. » Voilà comment Mohamed Ali se voyait lui-même. Il faut dire que le boxeur aux 56 victoires en 61 combats allait bien au-delà du simple cadre su sport. Icône de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis dans les années 1960, ce proche de Malcolm X et des Black Panthers est allé jusqu’à changer de nom pour ce combat. Cassius Clay est ainsi devenu Mohamed Ali en 1965. Mais ses croyances idéologiques vont lui coûter cher lorsqu’il refuse de s’engager dans l’armée pour montrer son opposition à la Guerre du Vietnam. Arrêté puis jugé, il perd son titre de 1967 et sa licence de boxe lui est retirée. Il la récupérera quatre ans plus tard en appel de la décision de justice et remportera six titres de champion du monde WBA et quatre autres WBC. Ajoutez à cela un titre olympique à Rome en 1960 et des combats mythiques face à Joe Frazier ou encore George Foreman et vous comprendrez pourquoi Mohamed Ali est le plus grand de tous.

Ses principaux titres :
– 
Champion du monde WBA des poids lourds : 1964, 1967, 1974, 1975, 1976, 1977, 1978 et 1979
– Champion du monde WBC des poids lourds : 1964, 1965, 1966, 1967, 1974, 1975,1976,1977 et 1978

Son principal adversaire : Joe Frazier

Mais si Mohamed Ali est si grand, c’est bien parce qu’il boxait à une période considérée comme l’âge d’or de la boxe. Parmi ses concurrents, son plus grand rival était sans conteste Joe Frazier. Leur combat le 8 mars 1971 est considéré comme « le combat du siècle ». Une lutte d’une intensité incroyable qui va se déboucher sur une issue inattendue qui en fait l’un des plus grands moments de l’histoire du sport. Au 15e et dernier round, Frazier mène aux points, c’est donc Ali qui doit tout faire pour mettre K.O. son adversaire, mais c’est l’inverse qui va se produire. Joe Frazier décoche un monstrueux crochet du gauche qui restera dans les annales de la boxe. Mohamed Ali vient de concéder sa toute première défaite.

2) Michael Jordan, basket

Michael-jordan

Micheal Jordan justifie son surnom de « Air Jordan »

Considéré comme le plus grand joueur de basket de tous les temps, Michael Jordan est un sportif hors du commun. D’une part, son palmarès et ses statistiques parlent pour lui. Sept saisons consécutives à plus de 30 points de moyenne et aucune de ses 15 saisons NBA à moins de 20 points, c’est ahurissant. Surtout, il est des membres de la fameuse Dream Team des JO de Barcelone qui écrase tout sur son passage et ouvre la porte de la NBA au basket européen. Mais s’il se trouve si haut dans notre classement, ce n’est pas l’unique raison. En effet, après neuf saisons et trois titres NBA, « His Airness » prend sa retraite le 6 octobre 1993 à seulement 30 ans. L’assassinat de son père et une perte de motivation en sont les principales raisons. Il s’essaie alors au baseball comme le voulait son défunt père. Au bout d’un an, il se rend compte qu’il n’a pas le niveau pour devenir un grand joueur de baseball et annonce son retour au Chicago Bulls le 18 mars 1995. Le match de son retour est suivi par 35 millions d’Américains, un record pour un match de saison régulière. Il remportera trois nouveaux titres consécutifs avant une nouvelle retraite le 13 janvier 1999 avant le lock-out. Mais Jordan ne serait pas Jordan sans un dernier come-back. Le 25 septembre 2001, il annonce un nouveau retour, cette fois-ci avec les Washington Wizards. La franchise devient la plus suivie de NBA et tous les billets de la saison à domicile sont vendus. Mais surtout, « Air Jordan » reversera son salaire aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. Preuve que Michael Jordan dépasse le simple cadre du sport. Enfin, « MJ » a toujours répondu présent dans les grands rendez-vous, remportant toutes les finales auxquelles il a participées. La marque des plus grands.

Ses principaux titres :
– Champion NBA (6) : 1991, 1992, 1993, 1996, 1997 et 1998 avec les Chicago Bulls
– MVP saison régulière (5) : 1988, 1991, 1992, 1996, et 1998
– MVP des finales (6) : 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, et 1998
– Champion olympique (2) : 1984 et 1992

Son principal adversaire : Magic Johnson puis Karl Malone

Difficile de trouver un rival à la mesure de Michael Jordan. Accompagnés de ses fidèles lieutenants Denis Rodman et Scotie Pippen, « His Airness » et les Chicago Bulls ont survolé les débats lorsque ces trois-là ont joué ensemble. Malgré tout, Michael Jordan a défié deux autres monuments de la NBA. Il a tout d’abord affronté Magic Johnson pour remporter son premier titre, en 1991. Mais son compère de la « Dream Team » était sur le déclin., plus proche de la fin que du début de sa carrière. Au contraire de Karl Malone. Le joueur des Utah Jazz s’est dressé deux fois devant Jordan en finale pour deux victoires des Bulls (1997 et 1998), mais lors de la saison 1997-1998, c’est bien Karl Malone qui a été désigné MVP. Il récidivera en 1999, aidé par la retraite de Michael Jordan avant de devenir le deuxième meilleur marqueur de l’histoire de la NBA.

3) Pelé, football

Pelé est le footballeur auquel tout le monde pense lorsque l’on cherche à évoquer le meilleur de tous les temps. Il a tout fait dans sa carrière. Plus jeune vainqueur d’une Coupe du Monde à 17 ans et seul joueur triple champion du monde, Pelé est tout simplement le plus grand de tous. Il a réinventé le football et a d’ailleurs fait partie de l’équipe magique du Brésil 1970, considérée comme la meilleure de tous les temps. Les gestes techniques d’aujourd’hui, c’est grâce à lui. Sa mémorable feinte de corps, sa tentative du milieu de terrain, c’est le premier à y avoir pensé. Révolutionnaire. Alors au moment de tirer le penalty pour inscrire son 1000e but en carrière, la foule se précipite pour le féliciter. Il en marquera 1283 au total. Un record. Mais surtout Pelé est la première star de l’histoire du football. Bien avant les Cristiano Ronaldo ou David Beckham, le Brésilien est un précurseur sportif et extra-sportif. C’est pour cela que c’est une idole au Brésil. D’ailleurs, lorsqu’il a été hospitalisé en décembre dernier, c’est tout un pays qui a tremblé. Le jour venu, nul doute qu’un hommage national lui sera rendu. Un hommage à la hauteur de ce qu’il représente.

Ses principaux titres :
– Champion du monde (3) : 1958, 1962 et 1970

Son principal adversaire : Diego Maradona

Difficile de trouver un adversaire à sa hauteur à son époque. En vérité, il est surtout compliqué de lui trouver un rival dans toute l’histoire du foot. La comparaison avec Diego Maradona est pourtant récurrente et devenue la plus célèbre de leur sport. Elle est surtout voulue par l’intéressé lui-même qui ne cesse de se comparer à Pelé. Le Brésilien est d’ailleurs toujours comparé aux nouveaux joueurs qui émergent. Preuve de son talent et son immense aura dans le football.

4) Ayrton Senna, formule 1

Ses prières ne suffiront pas à sauver la vie d’Ayrton Senna

Ayrton Senna est probablement le pilote le plus talentueux qu’ait connu la Formule 1. Mais plus qu’un pilote, le Brésilien était une icône qui s’est éteinte pour entériner sa légende. Si son palmarès n’en fait pas le plus grand de son sport, son histoire en fait un personnage incontournable. Dès sa première saison, il se fait remarquer au volant de la modeste Toleman. Il inscrit ses premiers points dès sa deuxième course avant de se faire un nom au bout de 6 GP. À Monaco, il refuse d’arrêter sa monoplace malgré le drapeau rouge et comme le stipule le règlement. Il estime que malgré la pluie battante, la course doit continuer et l veut absolument battre Alain Prost (déjà). Il sera finalement classé deuxième, mais l’important est ailleurs, une légende est née. Par la suite, il deviendra triple champion du monde avant le drame. Le 1er mai 1994, Ayrton Senna se tue en course, à Imola. Au septième tour, dans la courbe ultra-rapide du Tamburello, il perd le contrôle de sa monoplace et décédera quelques heures plus tard. Ironie du sort, le Brésilien était très actif pour améliorer la sécurité en Formule 1 et avait fait tout son possible pour que cette course n’ait pas lieu. En effet, la veille, Roland Ratzenberger se tue lui aussi lors des qualifications, ce qui inquiète Ayrton Senna. D’ailleurs, dans la monoplace du triple champion du monde, un drapeau autrichien a été retrouvé. Senna comptait rendre hommage à Ratzenberger s’il venait à gagner la course. Preuve que le pilote au célèbre casque jaune n’était pas comme les autres. D’ailleurs, deux ans avant sa mort, Ayrton Senna avait secouru Erik Comas victime d’un terrible accident en mettant ses jours en péril. Malgré les flammes, il s’est arrêté sur la piste et est allé couper le moteur de la monoplace du pilote français qui avait le pied enfoncé sur l’accélérateur, afin qu’elle n’explose pas. Ce jour-là il aura sauvé la vie d’Erik Comas. Ayrton Senna aura le droit à des obsèques nationales, lui qui est toujours une idole au Brésil.

Ses principaux titres :

– Champion du monde (3) : 1988, 1990 et 1991

Son principal adversaire : Alain Prost

Si certains s’offusqueront de la présence de Senna et de l’absence de Schumacher, cela se justifie tout naturellement. Ayrton Senna a défié Alain Prost quand Michael Schumacher s’inclinait le plus souvent quand l’adversité devenait plus importante (Hakkinen, Villeneuve, Alonso…). Le duel Senna/Prost restera comme l’un des plus beaux qu’ait connu le sport. Après un titre de Senna en 1988 puis de Prost en 1989 le pilote français s’exile chez Ferrari pour ne plus côtoyer le Brésilien chez McLaren. Leur accrochage à Suzuka restera dans les annales. La bataille continue en 1990 puis en 1991, mais alors qu’Alain Prost prend une année sabbatique en 1992, la motivation du Brésilien décline, lui qui n’a qu’une seule motivation : battre Prost. Senna en était venu à appeler son rival de toujours pour qu’il revienne. C’est chose faite en 1993, Prost chez Williams refusa de faire de nouveau équipe avec Senna qui continuera chez McLaren. Le Français sera champion du monde pour la quatrième fois avant de prendre sa retraite. L’année suivante le Brésilien remplace son ennemi juré chez Williams, mais ne terminera pas la saison, trouvant la mort à Imola. Mais juste avant de prendre place sur la grille de départ de ce qui sera son dernier GP, Senna a glissé un mot à son meilleur ennemi qui commentait la course en direct pour TF1 : « Avant de commencer, un bonjour spécial à mon… à notre ami Alain. Tu nous manques à tous, Alain ! » Preuve que ce duel à une place à part dans l’Histoire du sport.

5) Carl Lewis, athlétisme

Carl Lewis a régné sur le sprint mondial et le saut en longueur durant plusieurs années, portant ces disciplines à un niveau encore jamais atteint. Sa performance la plus symbolique intervient aux Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles où il devient le premier athlète depuis Jesse Owens a cumulé les titres sur 100m, 200m, 4x100m et saut en longueur. Avec 10 médailles olympiques à son palmarès, dont huit en or, il est l’un des sprinteurs les plus influents de l’histoire. Mais surtout, sa capacité à évoluer et à régner plusieurs années sur quatre disciplines différentes le rendent unique en athlétisme.

Ses principaux titres :
– Champion Olympique (8) : 1984 (100m, 200m, 4x100m, saut en longueur), 1988 (100m, saut en longueur), 1992 (4x100m, saut en longueur) et 1996 (saut en longueur)
– Champion du monde (8)

Son principal adversaire : Mike Powell

Aussi étonnant que cela puisse paraître, son plus grand rival n’a existé que sur un seul concours. Un concours perdu par Carl Lewis, mais qui paradoxalement l’a fait entrer dans la légende. Lors des championnats du monde 1991 à Tokyo, les spectateurs assistent  à ce qui restera comme l’un des plus grands moments de sport. Carl Lewis, invaincu depuis 1981, se présente en grand favori et réalisera le meilleur concours de sa carrière avec 8,83m à la moyenne de ses cinq sauts. Mais ce jour-là, il tombera sur plus fort que lui. Et pourtant, avec un saut mesuré à 8,91m, Carl Lewis établit un nouveau record du monde (qui ne sera pas retenu comme tel à cause d’un vent trop favorable. Mais dans la foulée, Mike Powell, avec un saut à 8,95m, remporte le concours et bat le record de Bob Beamon (8,90m) vieux de 23 ans. Mais malgré sa défaite et la fin de sa série d’invincibilité de 10 années consécutives, ce concours fera entrer Carl Lewis dans la légende.

6) Roger Federer, tennis

D’une classe inégalable, Roger Federer est le plus grand joueur de tennis de tous les temps. Mais surtout la force du Suisse réside dans la période à laquelle il a évolué au plus haut niveau. En effet celle-ci coïncide avec l’une des époques les plus denses en terme de qualité. Roger Federer a du se coltiner Rafael Nadal, Novak Djokovic ou encore Andy Murray. Symbole absolu de la carrière de « Rodgeur », c’est lui qui met fin au règne de Pete Sampras en le dominant en 5 sets à Wimbledon, la même où l’Américain s’était imposé à 7 reprises et qui en était le tenant du titre. Il y a un avant et un après ce match dans l’Histoire du tennis. Roger Federer battra le record de victoires de Sampras en Grand Chelem. Le Suisse a tout remporté dans sa carrière et fait partie du cercle très fermé des tennismen qui ont remporté les quatre tournois du Grand Chelem. D’ailleurs, l’ancien numéro mondial détient à peu près tous les records du tennis moderne.

Ses principaux titres :
– 17 titres du Grand Chelem :
– 4 Open d’Australie
– 1 Roland Garros
– 7 Wimbledon
– 5 US Open
– Coupe Davis
– Médaille d’argent au JO 2012

Son principal adversaire : Rafael Nadal

S’il y a bien un sportif de ce classement qui a eu à se frotter au gratin de son sport, c’est Roger Federer. En effet, le Suisse a eu la malchance de tomber sur le meilleur joueur de l’histoire sur terre battue en la personne de Rafael Nadal. Sans l’Espagnol, il y a fort à parier que Roger Federer aurait remporté trois ou quatre fois Roland Garros. Voire plus ! Mais la dernière décennie du tennis nous a offert la confrontation entre le meilleur joueur de tous les temps et le meilleur sur terre battue. Et c’est bien ce qui rend la carrière de Federer encore plus grande.

7) Michael Phelps, natation

L'or et Michael Phelps : une belle histoire d'amour.

L’or et Michael Phelps : une belle histoire d’amour.

 24 médailles olympiques, 18 titres. Voilà ce qui suffit à faire entrer Michael Phelps dans la légende du sport. Maître de l’Olympisme, l’Américain est le plus grand nageur de l’Histoire. Mais le contexte extra-sportif rend Michael Phelps encore plus particulier. Retraité à l’issue des Jeux Olympiques 2012, il est revenu sur le devant de la scène avant de se faire suspendre. Une carrière hors pair, un caractère particulier. Bref toutes les caractéristiques du champion. Mais son plus grand exploit reste le JO 2008 à Pékin. En Chine, Michael Phelps a remporté huit médailles d’or dont sept ont été agrémentées d’un record du monde battant ainsi les sept titres sur une olympiade de Mark Spitz. Une performance hors norme qui l’a placé sur le sommet de l’Olympe.

Ses principaux titres :
– Champion olympique (18)
– Champion du monde (26)

Son principal adversaire : Ian Thorpe

Dans la longévité, Michael Phelps n’a pas d’équivalent. Néanmoins, un nageur est venu mettre en péril l’hégémonie de l’Américain : Ian Thorpe. Le 200m nage libre des JO d’Athènes reste comme l’une des plus belles courses de l’histoire de la natation. Grand favori et lancé dans sa quête folle de battre les sept titres olympiques de Mark Spitz, Michael Phelps s’aligne sur le 200m nage libre sûr de sa force. Mais voilà, Ian Thorpe était trop fort et s’impose. L’Américain devra d’ailleurs se contenter de la médaille de bronze et faire une croix sur ses rêves de septuplé. Ce ne sera que partie remise.

8) Tiger Woods, golf

Tiger Woods a fait taire plus d'un de ses adversaires.

Tiger Woods a fait taire plus d’un de ses adversaires.

À plus d’un titre, Tiger Woods mérite sa place dans ce classement. Tout d’abord, il est avec Jack Nicklaus, le seul golfeur de l’histoire à avoir remporté les quatre titres du Grand Chelem et chacun d’entre eux au moins trois fois. Rien que pour cela, il est à part. Mais si c’est lui qui a été choisi dans notre classement et non pas son illustre prédécesseur, c’est parce que le « Tigre » représente beaucoup plus de choses. Tout d’abord il est le premier noir à s’imposer au très haut niveau dans le golf et dans un sport si élitiste, c’est une incroyable performance. Précurseur dans son sport, il a également eu la force incroyable de redevenir numéro un mondial. La marque des plus grands

Ses principaux titres :
– Grand Chelem (14) :
– Masters (4) : 1997, 2001, 2002 et 2005
– Open Américain (3) : 2000, 2002 et 2008
– Open Britannique (3) : 2000, 2005 et 2006
– US PGA (4) : 1999, 2000, 2006 et 2007

Son principal adversaire : Phil Mickelson

Sans véritable rival, Tiger Woods a tout de même dû défier plusieurs grands joueurs, à l’image de Phil Mickelson, l’un de ses dauphins les plus réguliers et vainqueur de trois des quatre tournois du Grand Chelem. Certes, il n’a jamais réellement mis en danger le « Tigre » dans un tournoi majeur mais c’est l’un des rares à avoir existé à ses côtés. Pas une mince affaire lorsque l’on sait que Tiger Woods a régné sur le golf de 2000 à 2006.

9) Eddy Merckx, cyclisme

Tête baissé, Eddy Merckx fonce vers la victoire orné du jaune, une couleur lui colle à la peau.

Tête baissée, Eddy Merckx fonce vers la victoire orné du jaune, une couleur lui colle à la peau.

Le Cannibale possède un palmarès inégalé dans l’histoire du cyclisme. Son surnom témoigne d’ailleurs de son appétit de victoire et de la façon dont il avalait ses adversaires sur l’asphalte. Avec 11 grands Tours au compteur donc 5 Tours de France, Eddy Merckx fait partie du club très fermé d’un coureur qui ont remporté les 3 grands Tours. Désigné comme le coureur du XXe siècle, le belge a régné en maître sur le cyclisme de 1969 à 1975. Mais surtout, quand il gagnait, il ne faisait pas les choses à moitié à l’image de son incroyable grand chelem sur le Tour de France 1969 (maillot jaune, vert et rouge). Une performance jamais rééditée. Il était tout simplement imbattable et a pris le relaie de Jacques Anquetil au Panthéon du cyclisme. En témoignent ses records de victoires en carrière (525), de victoires d’étapes dans le Tour de France en général (34) et sur une seule et même édition (8). Et surtout, il imposait un rythme effréné à une époque où le dopage était beaucoup moins répandu. D’ailleurs, il est aujourd’hui un fervent défenseur de la lutte contre le dopage et affirme qu’il est possible de remporter la Grande Boucle sans tricher. Bref, un monstre du sport mondial qui a assommé toute concurrence.

Ses principaux titres :
– 5 Tour de France :1969, 1970, 1971, 1972 et 1974
– 5 Tour d’Italie : 1968, 1970, 1972, 1973 et 1974
– 1 Tour d’Espagne : 1973
– Champion du monde (3) : 1967, 1971 et 1974
– 27 Classiques

Son principal adversaire : Lui-même

Eddy Merckx est probablement le sportif de ce classement qui a le plus écrasé la concurrence. Personne n’était en mesure de rivaliser lorsqu’il était au sommet de son art. Imbattable sur les courses à étapes, il ne laissait que des miettes sur les Classiques. C’est bien simple, entre 1969 et 1974, à chaque fois qu’il a pris le départ d’un grand Tour, il l’a gagné en distançant ses adversaires de manière incroyables à l’image de sa victoire d’étape à Mourenx lors de la Grande Boucle 1969 où il a relégué son premier poursuivant à huit minutes.Cette année-là, il remportera le Tour avec 17’54 » d’avance sur Roger Pingeon. Un gouffre. En réalité, il faudra attendre son déclin pour que Bernard Thévenet émerge et remporte l’édition 1975 devant… Eddy Merckx. Le début de la fin pour le Cannibale.

10) Usain Bolt, athlétisme

Usain Bolt est une personnalité à part dans le monde du sport. Non seulement il est devenu l’homme le plus rapide de l’Histoire de l’Humanité, mais en plus, il a complètement révolutionné l’athlétisme et le sport. Fini les exubérants sprinteurs américains qui sortent les muscles pour impressionner. Fini les mimiques hautaines de Maurice Greene, Usain Bolt a décoincé l’athlétisme. Il a imposé son style décontracté et est apprécié partout à travers le monde. Et en plus, il gagne. Recordman du monde du 100m, 200m et relais 4x100m avec la Jamaïque, Usain Bolt a assommé la concurrence du haut de ses six titres olympiques. « La Foudre » ne frappe habituellement jamais deux fois au même endroit. Pas avec Usain Bolt.

Ses principaux titres :
– Champion Olympique (6) : Pékin 2008 (100m, 200m, 4x100m) et Londres 2012 (100m, 200m, 4x100m)
– Champion du monde (8)
– Record du monde (3) : 100m (9 »58), 200m (19 »19) et 4x100m (36 »84)

Son principal adversaire : Le chrono

Concrètement, Usain Bolt n’a jamais connu un adversaire à sa mesure. Seul le chrono aurait pu lui résister, mais ça n’a pas duré longtemps. 9 »58 sur 100m en 2009, 19 »19 sur 200m quatre jours plus tard, Usain Bolt n’a rien laissé au hasard. Et pourtant, la génération qu’il affronte est loin de manquer de talent. Asafa Powell, Justin Gatlin ou encore Yohan Blake, tous sont de redoutables coureurs capables de courir régulièrement sous les 9 »80 sur 100m. Et pourtant, personne ne rivalise avec Usain Bolt. En réalité, un homme lui résiste encore, Carl Lewis et ses huit médailles d’or olympiques. À Rio en 2016, si le Jamaïcain réalise un nouveau triplé, il battra l’Américain pour entrer encore un peu plus dans l’Histoire.

Bonus : Fernando Alonso, formule 1

Fernando Alonso en rouge, une association qui n'aura pas été maximisée.

Fernando Alonso en rouge, une association qui n’aura pas été maximisée.

En bonus, nous avons décidé d’ajouter un 11e sportif. Totalement hors catégorie, il s’agit de notre coup de cœur. Et pour nous, c’est Fernando Alonso. Bien loin de faire partie de la légende à laquelle appartienne les sportifs ci-dessus, le double champion du monde de Formule 1 n’en reste pas moins l’un des plus grands de son sport. Souvent sous-estimé par le grand public, Fernando Alonso est au contraire hautement considéré dans le paddock. Toujours au mauvais endroit au mauvais moment, voilà la devise qui colle à la peau de l’Ibère. En 2007 et alors qu’il est double champion du monde en titre, il rejoint McLaren mais alors qu’il s’attend à être le numéro 1 incontesté, il tombe sur le chouchou de l’écurie Britannique qui dispute sa première saison, un certain Lewis Hamilton. L’année suivante, il retourne chez Renault pour y rester deux ans. Deux saisons de perdues. Mais Ferrari lui fait la cour et Fernando Alonso réalise le rêve de tout pilote. Mais voilà durant cinq saisons, la Scuderia est incapable de lui fournir une monoplace compétitive. Il réussira toutefois, par miracle, à devenir trois fois vice-champion du monde. Mais surtout, Fernando Alonso a émergé à une période charnière dans l’histoire de la Formule 1. C’est en effet qui lui a mis fin à l’hégémonie de Michael Schumacher en le dominant en 2005 et 2006. D’ailleurs le GP de Saint-Marin en 2005 et le symbole absolue de cette passation de pouvoir. Durant une dizaine de tours, alors le pilote allemand a avalé tous ses concurrents, Alonso va contenir le septuple champion du monde malgré une Renault moins performante. Bref, il incarne la transition entre les légendes et la jeune meute des Vettel, Hamilton, Raikkonen ou encore Rosberg dont il est le leader. Seul regret, un palmarès bien moins grand que son talent.

Ses principaux titres :
– Champion du monde (2) : 2005 et 2006

Son principal adversaire : Lewis Hamilton

Fernando Alonso présente la particularité d’avoir affronté les plus grands. Il a d’abord dominé Michael Schumacher avant de réussir l’exploit de rivaliser avec Sebastian Vettel à armes inégales. Mais évidemment, lorsque l’on cherche un rival à Fernando Alonso, c’est le nom de Lewis Hamilton qui vient immédiatement à l’esprit. Coéquipier chez McLaren en 2007, leur rivalité n’est pas sans rappeler celle des grandes heures de la Formule 1 entre Alain Prost et Ayrton Senna. En effet, leur cohabitation n’aura tenu qu’une saison et surtout, ni l’un ni l’autre n’aura trouvé un nouveau rival à sa mesure au sein de sa propre écurie. La rupture est arrivée au GP de Hongrie 2007 lorsque Fernando Alonso est volontairement resté stationné dans le stand pour bloquer Lewis Hamilton et l’empêcher de faire un tour chronométré. Résultat des courses, c’est une Ferrari qui a été titré cette année là, celle de Kimi Raïkkonen. Ironie du sort, c’est chez McLaren que le pilote espagnol a signé pour la saison 2015. De quoi rappeler de bons souvenirs à tous les fans de Formule 1.

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